L'ÉTRANGER

est au dehors...outre...et moi, je suis étranger et - en outre - outré.

Le premier jardin, l'Éden légendaire, n'était pas hors, mais il était bien sûr sauvage. Comme moi aussi, et farouche.

Le vrai jardin, c'est le jardin sauvage. Les autres sont des construits meurtriers.

Le mot jardin est germanique - apparanté à garde et gardien (le G dur s'amollit à J selon les lois philologiques) et ward/guard en anglais. Le W germanique, comme le V latin, devient souvent le GU en français : war > guerre ; vespa > guêpe.

Dans la langue qui ne m'est pas maternelle, la langue du seul pays européen d'une démographie typique sans (hors) villes (des immigrés nordiques ou normands, anglais ou huguenots), sans (hors) villages, le mot latin (hortus) est emporté comme GORT (selon les lois philologiques le H devient rapidement G, comme en russe) - ce qui est un petit champs arable ou potager : c'est à dire hors jeu pour les bestiaux dans cette île au bout du monde occidental, hors l'Empire romain, au delà de la Finis Terra, sous le règne du Taureau - l'ile du coucher du soleil, tirant sont nom, comme la Suède, pour une déesse beaucoup plus subtile que les dieux rigides des pauvres monothéismes...la déesse Éire, aspect charnel-tellurique de la triple-déesse lunaire...

Qui êtes-vous ?

Ma photo
a sort of person - au ban de la société

Dans le Jardin d'Éden

la femme n'avait pas grande envie de manger la pomme...
ou la grenade...ou la figue -
mais l'homme, gonflé et obèse de son testosterone,
pris d'une de ses crises journalières de sadisme -
c'est à dire de désir du pouvoir absolu -
l'y avait contrainte,
en la battant d'un serpent rembourré
de figues pourries, ou d'une galantine
des testicules de son père-dieu poilu.

lundi 11 avril 2011

Printemps 2011














Cognassier en fleurs, avec le pommier-sauvage rose à gauche.
Les falaises d'Anglars sont au fond.